Chers membres SBM,

Encore un mois qui s’annonce sous le signe du manque d’interactions sociales. Heureusement il reste encore d’excellentes occasions de faire de l’ornithologie et plusieurs endroits restent accessibles alors qu’ils étaient fermés ce printemps malgré la zone rouge. Mentionnons certains des parcs chouchous de la SBM, comme le Jardin Botanique, le cimetière du Mont-Royal, le parc Jean-Drapeau, le parc Angrignon, ou l’île des Sœurs, mais aussi plusieurs parcs situés sur le territoire de la CMM et donc où nous pouvons toujours a priori nous rendre : parcs nationaux des îles-de-Boucherville et d’Oka, île St-Bernard, parc de la Frayère, Récréoparc, etc.

Je vous propose ici une petite feuille de route dont l’idée m’est venue en sachant que nous ne pourrons peut-être pas nous voir, avec le mois à venir divisé en quatre « semaines » (d’après la division d’Ebird), débutant le 1er octobre, le 8 octobre, le 15 octobre et le 22 octobre. Puisse-t-elle guider vos sorties ornithologiques et vous donner des idées de quelles espèces vous devriez chercher! N’oubliez pas que ce sont les lendemains de vents du nord qui promettent les meilleures observations à l’automne, les oiseaux utilisant ces vents pour descendre vers nos latitudes! La météo peut bien entendu fausser certaines de ces généralités.

1er octobre : Le mois débute avec encore quelques passereaux bien présents, dont certains encore assez abondants même si leur nombre diminue (par exemple, la grive à dos olive qui est encore bien présente pendant les premiers jours d’octobre). Parmi les espèces dont les nombres connaîtront un sommet pendant la première semaine du mois, le bruant à gorge blanche et le bruant à couronne blanche, les deux roitelets, le troglodyte des forêts et le viréo à tête bleue. C’est la meilleure semaine de l’année pour observer le quiscale rouilleux en plumage d’automne et la paruline verdâtre, bien que ces oiseaux sont plus rares.

La deuxième semaine (8 octobre) constitue le sommet pour la grive solitaire. Parmi les espèces plus rares ou plus localisées à chercher cette semaine : le pipit d’Amérique et le petit chevalier.

La troisième semaine (15 octobre) est une des meilleures de l’année pour chercher certains limicoles autour de l’île, bien que ceux-ci ne soient généralement pas en très grands nombres à Montréal. C’est tout le contraire pour le junco ardoisé, qui lorsqu’il passe peut former des groupes très impressionnants. Si la journée se prête bien à la migration des rapaces, un autour des palombes peut s’arrêter sur l’île, et on peut avoir la visite d’un fuligule à tête rouge dans les eaux autour de Montréal.

La quatrième semaine (22 octobre) est la plus propice pour l’observation de certains canards, dont le canard noir ou le harle couronné dont les nombres vont continuer à augmenter en novembre. C’est aussi la meilleure semaine pour voir le bruant fauve, un des plus beaux bruants que nous avons. Avec beaucoup beaucoup de chance, il s’agit de la meilleure semaine pour l’observation d’un aigle royal en migration à Montréal, sous forme d’un point très haut dans le ciel!

Bonnes observations!

Gaspard