Ornitho au Texas

Grandes émotions, petites déceptions

Du 19 mars au 2 avril 2014, ma femme Michèle, un couple d’amis et moi avons fait le classique voyage ornithologique au Texas, la boucle San Antonio, Port Aransas, South-Padre Island, vallée du Rio Grande jusqu'à Laredo et retour à San Antonio, c’est-à-dire le centre sud de cet immense état.

Je ne vous ferai pas ici le récit exhaustif de chacune de nos étapes ni vous dresserai la liste de nos observations (sachez cependant que ma liste d'observations à vie a vraiment grossi) mais je vais tâcher de vous donner les impressions que j'ai eues dans ce voyage.

Je m’étais fait une idée des paysages que nous allions voir par quelques lectures et, en grande partie par des films se déroulant dans cette Amérique semi-aride.  Si l’essentiel des territoires traversés est bien, comme je m’y attendais, couvert d'arbustes épineux et de cactus, parsemé de quelques ilots d’arbres, essentiellement des mesquites et d’une espèce locale de chênes, il n’y avait point de ces falaises de grès bistre que je m’imaginais suivre.  Non, si ce n’est des collines au voisinage nord de San Antonio, le terrain est plat ou à peine ondulé.  Alors, vous pouvez imaginer que cheminer dans les parcs se fait sous le soleil, et celui-ci peut être très fort; il faut s’en protéger.  Ce paysage monotone est cependant égayé au printemps de nombreuses fleurs, petites mais très colorées à l’exception de l’énorme fleur de thuya.

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Voyage en Tanzanie

Quelle meilleure saison pour visiter la Tanzanie pour l’amateur de la nature que celle de février-mars, où les grandes plaines de ce pays d’Afrique de l’Est sont le théâtre de la migration de quelques millions de mammifères en pleine période des naissances (plus de 300000) ? Acacias épineux en parasols et baobabs, plus que centenaires, en majesté, presque solitaires entourés de forêts arbustives ou désertiques, campent le décor de plaines appelées savanes, sur le sites de calderas volcaniques.

Ces savanes constituent de véritables garde-manger pour herbivores, arrosées par la fin de la saison des pluies.

La migration de mammifères herbivores, dominés en nombre par le million de gnous, buffles, zèbres et une dizaine d’espèces de gazelles, représente un tableau vibrant qui défile sous les yeux admiratifs des photos-safaristes à bord de 4x4 sur des pistes de terre ravinées.

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Une Floride méconnue, le « Panhandle »

Le Trout Point Nature Trail est un sentier bien particulier; il court dans une zone qui a été ravagée en 2004 par l’ouragan Ivan et son départ se situe à l’intérieur d’une base militaire.  Si nous ajoutons qu’il est survolé d’avions de chasse qui font des exercices en formation, il est peu probable qu’on pense que ce sentier en soit bien un de découverte de la nature.  Pourtant il est au nombre des sites ornithologiques répertoriés (« Great Florida Birding Trails » [1]) près de Pensacola à proximité de la frontière avec l’Alabama.  À juste titre, nous y avons vu au moins 15 couples de Balbuzards pêcheurs rehaussant leur nid ou y rapportant un poisson.

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Costa Rica : Un paradis pour l’ornithologie

Du 19 janvier au 2 février 2013

En 2010, j’ai voyagé au Costa Rica avec deux amis. Ce fut un très beau voyage et je rêvais de partager ces moments de plaisirs. En janvier dernier, je réalisais ce rêve. Le 19 janvier, je partais avec un groupe de six personnes. Nous arrivons à San José en fin d’après-midi. Notre guide Jean-Jacques nous accueille à l’aéroport et nous amène au Buena Vista Hotel, à quelques minutes de l’aéroport. C’est à cet endroit que nous profitons des premiers instants de la chaleur et de la beauté de cette nature tropicale.

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La Floride: prise 2

Sur les traces de Michèle Duberger et Claude Ducrot1

Les bougainvilliers sont en fleurs. Un ibis vient de se poser sur la pelouse d’un vert tendre, fragile, presque timide… Tout autour une végétation forte, dure qui sait résister au soleil et à la sécheresse : palmiers, cocotiers, crotons et surprise toutes nos plantes d’appartement magnifiées. Dans le lagon, voisin de notre « efficiency» rien ne bouge. Et pourtant, l’alligator pourrait à tout moment sortir de l’eau si calme. Pour l’heure, c’est le Bihoreau violacé qui se moque du prédateur et, profitant de l’intimité du lieu, tente de séduire une femelle à grands coups de mouvements ondulatoires, exposant ainsi ses sous-caudales tout en poussant un étrange cri perçant. Spectacle privilégié – et première surprise que nous réserve l’île découverte en 1513 par Juan Ponce de León, puis baptisée «Santa Isybella» en l’honneur de la reine Isabelle d’Espagne, aujourd’hui connue sous le nom de Sanibel.

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