Aloha ! Une petite virée dans l’archipel hawaïen


Assez régulièrement, il me prend une petite envie de voyage, une petite envie d’explorer des contrées lointaines. Il faut dire que la passion du voyage m’habite depuis ma jeunesse alors que mon père a commencé à nous faire découvrir divers endroits du Québec, de l’Ontario et de l’est américain, en camping, au début des années 1960.

En mars de cette année, ce fut à l’appel de la découverte de l’archipel d’Hawaii que j’ai répondu. J’ai choisi un forfait qui me permettait de visiter non seulement Honolulu et l’île d’Oahu, mais d’aller sur trois autres des principales îles d’Hawaii. Ce forfait comprenait un séjour de cinq jours à Honolulu entrecoupé d’une croisière de sept jours autour des îles. En partance d’Honolulu, la croisière sur le Pride of America de la Norwegian Cruise Line s’arrêtait d’abord à Maui, puis dans deux ports différents sur la Grande île d’Hawaii, enfin à Kawai pour revenir à Honolulu. Vous avez sûrement compris que mon voyage n’était pas un voyage ornitho mais un voyage touristique plus global. Ce qui ne m’a pas empêché d’observer 28 espèces d’oiseaux dans l’environnement immédiat où mes déplacements m’ont menée. Beaucoup à dire sur l’archipel d’Hawaii. Je vais tenter de partager avec vous les éléments de mes découvertes qui m’ont le plus marquée.

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Printemps volé : Voyage à Anna Maria Island

Un léger turquoise frangé de blanc mousseux, surligné d’un aplat outremer et, au-dessus, un immense ciel bleu – ensoleillé, vingt-sept degrés Celsius. Voilà pour la carte postale d’Anna Maria Island, l’île qui, dans le golfe du Mexique, s’étire paresseusement, à quelques encablures de la baie de Tampa.

Pour toucher au sable fin, il a fallu traverser plusieurs fois bras de mer, baies, golfes et rivières harnachés par des routes au tapis de velours et le Sunshine Skyway Bridge, le plus long pont à haubans du monde – à la grandeur du paysage.

Mais là, c’est la colonie de vacances floridienne où tout, absolument tout, est à louer pour le plaisir. Ici, tout est facile. C’est la dolce vita…

Inutile de se lever à l’aurore pour faire de l’observation d’oiseaux : les conures, ces petits perroquets verts, survolent en caquetant le centre commercial, tandis que la Grande Aigrette chasse dans les parterres.

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La moitié des oiseaux du Costa Rica en 15 jours !

Avant décembre 2013, je n’avais encore jamais fait l’expérience d’un voyage ornithologique entièrement guidé. J’avais jusqu’alors privilégié l’option qui consiste à observer les oiseaux autour d’un «tout-inclus ». Quelques complexes hôteliers, particulièrement bien situés, se sont gagnés au fil des ans la faveur des cocheurs-voyageurs. J’avais pour ma part opté pour Punta Leona, au Costa Rica, où je me suis rendu à deux reprises (en 1996 et 2004), et Huatulco, au Mexique, que j’ai visité en 2006. La première destination m’avait été recommandée par Mario Grégoire, un précurseur dans le domaine, tandis que la seconde avait fait l’objet d’un compte rendu de Pierre Bannon sur son site Web.

À trois reprises par le passé, j’ai donc goûté au plaisir que procure le fait de trouver et d’identifier soi-même les oiseaux de contrées exotiques. Mais j’ai dû me rendre en même temps à l’évidence : cette méthode ne permet pas de voir énormément d’espèces. Après trois séjours en tout-inclus, j’étais paré à vivre un autre type d’expérience : le circuit ornithologique guidé et organisé de A à Z.

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¡ Viva Panamá !

En 1995, nous avions passé en famille les deux semaines encadrant le Jour de l’An au Costa Rica, plus précisément à Punta Leona. J’avais pris l’habitude de partir très tôt sur un chemin qui s’enfonçait dans la forêt derrière notre unité d’habitation vers le sommet d’une colline. J’étais fasciné par la luxuriance de la flore et par la richesse de la faune, en particulier par le nombre fantastique d’oiseaux, depuis les petits colibris jusqu’aux grands Aras rouges qui traversaient la vallée en criant très fort. Hormis ces aras, je n’ai alors identifié aucune espèce car je n’avais ni jumelles, ni guide. Mais je savais dès lors que l’observation des oiseaux serait pour toujours dans ma vie.

À notre retour, mon épouse et moi nous nous sommes équipés de jumelles et, au printemps, nous nous sommes inscrits à un cours d’identification des oiseaux pour débutants donné au Jardin botanique. Puis nous avons adhéré à la Société de biologie de Montréal. Pendant bien des années, nous avons découvert les oiseaux du Québec puis entrepris quelques voyages ornithologiques : Basse Californie, Floride à plusieurs reprises, Texas. Nos jumelles font maintenant partie de notre équipement de base quel que soit le voyage que l’on fasse.

Cette année, du 14 au 28 janvier, nous sommes allés avec nos amis au paradis des ornithologues, le Panama. Nous avons passé l’essentiel de la première semaine à Gamboa, situé au confluent du fameux Canal et du Rio Chagres, sensiblement au centre du pays. Les six jours suivants ont été distribués entre les versants ouest et est du volcan Barú, dans la province du Chiriqui près de la frontière avec le Costa Rica. Le voyage s’est conclu par deux jours dans la ville de Panama.

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Ornitho au Texas

Grandes émotions, petites déceptions

Du 19 mars au 2 avril 2014, ma femme Michèle, un couple d’amis et moi avons fait le classique voyage ornithologique au Texas, la boucle San Antonio, Port Aransas, South-Padre Island, vallée du Rio Grande jusqu'à Laredo et retour à San Antonio, c’est-à-dire le centre sud de cet immense état.

Je ne vous ferai pas ici le récit exhaustif de chacune de nos étapes ni vous dresserai la liste de nos observations (sachez cependant que ma liste d'observations à vie a vraiment grossi) mais je vais tâcher de vous donner les impressions que j'ai eues dans ce voyage.

Je m’étais fait une idée des paysages que nous allions voir par quelques lectures et, en grande partie par des films se déroulant dans cette Amérique semi-aride.  Si l’essentiel des territoires traversés est bien, comme je m’y attendais, couvert d'arbustes épineux et de cactus, parsemé de quelques ilots d’arbres, essentiellement des mesquites et d’une espèce locale de chênes, il n’y avait point de ces falaises de grès bistre que je m’imaginais suivre.  Non, si ce n’est des collines au voisinage nord de San Antonio, le terrain est plat ou à peine ondulé.  Alors, vous pouvez imaginer que cheminer dans les parcs se fait sous le soleil, et celui-ci peut être très fort; il faut s’en protéger.  Ce paysage monotone est cependant égayé au printemps de nombreuses fleurs, petites mais très colorées à l’exception de l’énorme fleur de thuya.

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