Cette page regroupe, de la plus récente à la plus ancienne, les « Capsules sciences » pour l’année en cours.

N’hésitez pas à nous faire vos suggestions en utilisant le Formulaire de suggestions.

Il est interdit de copier ou reproduire les textes publiés. On peut référer vers l’article en utilisant le code indiqué en fin d’article.


Morphologie cardiaque comparée

Publiée le 4 février 2019

Chez les animaux avec un squelette interne (les vertébrés) le coeur se divise en oreillette (où le sang arrive) et en ventricule (d’où le sang part). Le coeur des poissons n’a qu’une oreillette et qu’un seul ventricule (voir les figures ci-bas). Le coeur des amphibiens compte deux oreillettes mais un seul ventricule. Chez ces derniers le sang désoxygéné se mélange donc au sang oxygéné. Celui des reptiles, les oiseaux sont issus de la lignée des dinosaures téropodes, a deux oreillettes et un seul ventricule comme chez les amphibiens mais deux crosses aortiques, une gauche et une vers la droite, sortant du ventricule. Le coeur des oiseaux possède deux oreillettes et deux ventricules et une seule aorte qui part du ventricule gauche pour apporter le sang oxygéné vers les organes comme celui des mammifères. Cependant chez les oiseaux c’est la crosse aortique droite qui est conservée alors que c’est la gauche chez les mammifères.

Le coeur des oiseaux est très volumineux par rapport à la taille. Celui du colibri peut représenter jusqu’à 2,4% de la masse corporelle contre environ 0,43% chez les humains.

Le rythme cardiaque des oiseaux varie entre 95 pulsations/minute (par exemple chez le dindon) à près de 1 200 pulsations/minute chez le colibri en vol. Pour ce qui est des mammifères le rythme varie de neuf battements par minute chez la baleine grise à 600 pulsations/minutes chez la musaraigne. Chez l’humain le rythme cardiaque varie généralement entre 50 et 80 pulsations/minute au repos. Par contre l’exercice permet d’abaisser le rythme cardiaque au repos. Par exemple certains cyclistes professionnels ont un rythme cardiaque pendant le sommeil de 30 battements/minute.

Le premier groupe de figures qui suit montre de façon schématique, la circulation sanguine chez différents groupes de vertébrés. Le sang se libère du CO2 et se charge d’oxygène dans les branchies (poissons) ou les poumons (autres groupes). Le contraire se produit dans les différents tissus et organes.

O : Oreillette
V : ventricule
A : Aorte (g gauche, d droite)

Le deuxième groupe de figures montre des coupes schématisées du coeur, vu de face, de différents vertébrés.

 —-> Flux sanguin —->

Les valvules entre l’oreillette et le ventricule (sauf chez le poisson) force le sang du ventricule à sortir par l’aorte pulmonaire (ventricule droit) ou systémique (ventricule gauche).

Bien entendu la Nature offre plus de diversité que ce qui est brièvement présenté ici. Par exemple les crocodiliens (qui font partie des reptiles) ont un coeur bien séparé en quatre parties (2 oreillettes et 2 ventricules) semblable à celui des mammifères.

Pour en savoir plus consulter les liens suivants :

(Texte et illustrations Luc Roseberry)

Pour référer cet article utiliser le code suivant dans vos pages HTML :

<pre>http://sbmnature.org/capsule-sciences/#MorphoCardiaqueComparee</pre>

 


La classification scientifique

publiée le 20 janvier 2019

La classification scientifique des espèces correspond aussi bien à la systématique (méthode pour classer le vivant) qu’à la taxonomie (la classification qui résulte de la systématique).
Vers 1735 Linné a mis en place la classification classique encore utilisée aujourd’hui. Elle est basée sur le regroupement suivant : Règne, Embranchement, Classe, Ordre, Famille, Genre et Espèce auquel s’ajoute parfois la Race (ou cultivar pour les plantes). Pensez à « RECOFGER » pour le retenir.
Pour l’Homme cela donne : Règne animal → Embranchement des vertébrés → Classe des mammifères → Ordre des primates → Famille des hominidés → Genre Homo → espèce Homo sapiens.
Le nom d’espèce, généralement écrit en italique, est en latin et composé de deux termes (un binôme) soit le nom du genre (avec une majuscule) et de l’espèce proprement dite (sans majuscule).
L’avantage de la classification scientifique est quelle varie peu au niveau de l’espèce (on ne peut pas en dire autant du nom vernaculaire) et qu’elle est reconnue partout. Par contre il est plus facile de parler du merle d’Amérique (nom vernaculaire en français) que du Turdus migratorius (nom scientifique) mais un anglophone saura que le nom scientifique correspond à son « American robin » et un hispanophone saura que l’on parle de « mirlo primavera ».
Vous voulez en savoir plus visitez Taxonomie sur le site de la SBM.

(Luc Roseberry)

Pour référer cet article utiliser le code suivant dans vos pages HTML :

http://sbmnature.org/capsule-sciences/#LaClassificationScientifique

Les capsules publiées ici sont la propriété de la Société de biologie de Montréal et de l’auteur. Toute erreur n’engage que l’auteur.